Quelle peut en être l’évolution ?


Si une prise en charge médicalisée n’est pas prise très rapidement (toutes les minutes comptent !), des complications aiguës et graves peuvent survenir : troubles du rythme cardiaque pouvant aboutir au décès, insuffisance cardiaque aiguë par incapacité du coeur à se contracter suffisamment,....

A distance de l’épisode aigu, l’apparition de ces complications est toujours possible : elles dépendent en partie de l’atteinte initiale des artères et du temps de prise en charge de l’infarctus.

Néanmoins, ce risque de complications est diminué par le fait que les médecins disposent aujourd’hui de beaucoup de médicaments différents pour soigner la pathologie cardiaque.

Tout ceci justifie un traitement et une surveillance cardiologique régulière, ainsi qu’une correction des facteurs de risque qui est une partie capitale du traitement en plus des médicaments.

Que faire en cas de suspicion d’infarctus ?

Toute douleur thoracique prolongée plus de 20 minutes justifie la réalisation d’un électrocardiogramme en urgence : en cas de doute, de jour comme de nuit, il faut donc systématiquement appeler le SAMU en faisant le 15.

Après une brève discussion téléphonique destinée à orienter au mieux les soins, une équipe spécialisée sera immédiatement dépêchée sur place afin de confirmer le diagnostic , de réaliser les premiers soins, et d’emmener le malade par ambulance médicalisée vers un centre de soins équipé.

Passée la phase aiguë, un certains nombre d’examens seront réalisés, échographie cardiaque et électrocardiogramme d’effort, coronarographie éventuelle (radiographie des artères coronaires)] afin d’évaluer l’atteinte cardiaque et d’adapter au mieux le traitement (médicaments, dilatation coronaire voire pontage aorto-coronaire).

Quelle en est la cause ?

L’occlusion brutale d’une artère coronaire est généralement consécutive à la constitution rapide d’un caillot de sang (thrombus), survenant sur une portion d’artère déjà progressivement rétrécie par l’athérosclérose. Cette athérosclérose (comme dans l’angine de poitrine dont l’infarctus peut être un stade évolutif) est favorisée par un certain nombre de facteurs de risque cardio-vasculaires :

  Tabac
  Hypertension artérielle (HTA)
  Diabète
  Hyperlipidémie, Surpoids

Cette occlusion brutale d’une artère coronaire peut très bien arriver chez une personne n’ayant jamais présenté de douleur d’angine de poitrine ou de problèmes cardiaques.

Source : medisite.fr