Une diminution de plus de 60 % des infections à papillomavirus chez les hommes...

Les résultats, qui viennent d'être publiés sont en faveur de la circoncision. Parmi les 1139 hommes de cette étude ayant pu être testés pour la présence de papillomavirus au niveau génital, 292 étaient circoncis tandis que 847 ne l'étaient pas. Or, le virus a été décelé chez seulement 5,5 % des premiers contre 19,6 % des seconds. Au total, la probabilité d'être infecté par ce germe semble abaissée de 63 % chez les hommes circoncis lorsque les médecins ont tenu compte des habitudes sexuelles, notamment de l'âge du premier rapport sexuel et du nombre de partenaires au cours de la vie.

... et de 58 % du cancer du col chez les femmes

Fait intéressant, le taux de cancers du col utérin était également abaissé chez les partenaires des hommes circoncis. Le risque était diminué de 58 % chez les femmes monogames dont le compagnon était circoncis et qui avait eu plus de 6 partenaires sexuelles.

Les Drs Hans-Olov Adami et Dimitrios Trichopoulos estiment que la généralisation de la circoncision, qui ne concerne aujourd'hui qu'un homme sur quatre dans le monde, réduirait de 20 à 40 % environ la fréquence du cancer du col utérin

Affaire à suivre


L'enjeu est d'importance, car ce cancer touche chaque année 500 000 femmes de plus. En outre, des travaux américains ont montré que la circoncision diminuerait aussi la fréquence du cancer du pénis en diminuant le nombre d'infections à papillomavirus.

Cependant, ces résultats devront être vérifiés. Si, certaines études avaient déjà mis en évidence un rôle protecteur de la circoncision vis-à-vis des papillomavirus et de l'apparition du cancer du col utérin d'autres n'ont jamais trouvé d'association significative.

N'oubliez pas le préservatif !

N'oublions pas que le préservatif constitue le seul moyen de protection contre ces virus ou d'autres germes comme ceux de l'herpès ou le VIH. Et que le cancer du col est d'autant plus fréquent que les deux membres du couple ont eu de multiples partenaires.

Docteur Corinne Tutin

Source : doctissimo.fr